ce que vos yeux vairons

Catégorie: 1944

Bäumen bauen

Une herbe a pris pied, dans le goudron d’une anfractuosité.
Un arbre a soulevé le béton ferraillé, d’un bunker, bras de fer, la pierre a craqué.
Les champs, les prés, et l’été, un lacet vert de parasols, une ligne de front, à l’ombre douce, des essences qui sentent bon.
Ici, mon pays, les blessures mourront un jour, et le ciment retournera à la terre.
Tout est friable, jusqu’au souvenir.

Le long du vieux cimetière

Jpeg

Jpeg

Jpeg

« Parallaxe », wachten

Jpeg

Jpeg

Quatre décembre

Dans les rues, plus de lumière depuis longtemps.
Il n’y a plus de rue.
Sous les toits, les décombres et le froid.
Et mon père, une balle orange à la main, entre les panzers.
Une balle lancée d’un char.
Le goût de la guerre, et d’un agrume écrasé.
Mon père de cinq ans a pleuré.
Que savait-il des orangers.
Les ballons ne se mangeaient pas en ce temps-là.

Drei Vögel

Hans, Peter et Rosa, mon fagot, ma botte, mes trois fleurs, séchées, que dit-on de ces fleurs-là, qu’elles sont peut-être mortes, à l’abri de mon herbier.

Hans, Brooklyn, 1938

Berger

Moussues, s’appuyant
Au pied du grand arbre, les
Pierres couchées, et leur

Fouler

Sur la pointe des pieds,
Si je pouvais voler, pour
Ne pas vos cendres

Et Peter, et Rosa

Ils ne se sont pas
Dispersés, et vous vous êtes
Envolés, Hans,

Chandelier

Mes chères ombres, vos
Lueurs, quand vous brillez,  je
Me penche sur votre