Jamais
Vous dire. Sortir de
L’ombre, vos ombres, avant qu’elles
Ne s’estompent à
Vous dire. Sortir de
L’ombre, vos ombres, avant qu’elles
Ne s’estompent à
Regarder filer
Le train, les bulles, l’été est
Là, débarquement.
Un autre s’en va,
Prendre ses os en attelle,
Et se tenir droit.
Lourd, le pas du chant
S’enfonçant, lent, dans le creux
Maigre d’une poitrine.
Le silence qui se
Contient jusqu’ à la fissure,
Longue lave des cris.
La pluie en crachin,
Le crachat des armes, au loin,
Les larmes de vos mères.
Vous êtes rentré de
L’autre côté, coupé en
Quatre, vos trois moitiés.
D’une rive à l’autre
De la mer, les arches de
Fer d’un pont, nos pères.
Le silence, les vagues
S’avancent et ratissent un tas
D’hommes ensevelis.
J’ai joué sur la
Plage où vous êtes endormis,
Dans mon seau, du sable,