Soldat de première classe
Il est de tous ses
Combats. Ses guerres menées de
Luttes en trêves. Sa paix.
Il est de tous ses
Combats. Ses guerres menées de
Luttes en trêves. Sa paix.
Suis-je ?
De celle qui ploie
Le genou devant
Un oriflamme
Et son sang,
De celle
Qui courbe
La nuque
Devant le croc
D’un boucher,
De celle
Qui couche
Sa tête
Sous le soc
D’une lame.
Samson
Suis né,
De la race
D’un géant ?
Je n’ai rien usé,
Ni mon courage,
Ni ma foi.
Je ne sais rien.
Je ne suis pas
Né d’hier.
Naître
Aujourd’hui
Et se demander
Qui du lâche
Ou du courage
L’aurait
Emporté.
Hedda et Satan.
Elle lui parlait allemand.
La langue des enfers.
Du paradis,
De la poésie
Des blessures,
Une langue
De combat.
S’adossant au vent et à la rouille qui moisit les garde-fous de la jetée, il attend. Il dresse l’autel de ses offrandes, du pain pour elle, pour lui, du vin. De l’autre côté de la rue, j’attends avec lui. Elles sont nombreuses à croiser sur le front de mer. Seule une pourtant posera sous ses doigts la soie de sa tête. Sa bonne amie. Sa mouette.