Virez sur l’aile,
Oiseaux de nuit, annoncez
L’aube aux endormis.
Morsure de l’an-peur,
Imprenable forteresse,
Limbes de la crainte.
Némo seul compose,
Et de son clavier s’élèvent
Zestes, musc, néroli.
Le calice ivoire
Y recueille le pistil
Safran de la fleur.
Jus exquis, flacon
Où s’unissent arôme, génie,
Y errer, rêveur.
Sable gris poudrant
Et mie bise et doigts tendant
L’offrande du pain.
Recèle en son coeur
Orages de pierre et lave qui
Coule incandescente.
Comme un voile tendu,
Il surligne la paupière
Lourde de sommeil.