ce que vos yeux vairons

Catégorie: air doux

Perpétuelle

Être patient, attendre le soir, qu’une rue que l’on aime redevienne solitaire, et demain, premier point de couleur, l’odeur du pain qui cuit, une lumière allumée dans la boulangerie, un tabernacle.

Plissé soleil

Huit-reflets cabossé, tuyau de poêle de papier, la lanterne, dont le vent, les flonflons, bercent la lumière en accordéon.

Jardins suspendus

Ces fenêtres, derrière lesquelles, on contemple le monde, l’été, entre des rangées de géraniums.

Au bain

L’heure chaude, laisser faire le soleil, la paille du chapeau se troue largement, sa main, sur mes fontanelles.

Avec des pincettes

Et si j’enlevais, oh, rien, petite incision, résection, là, d’un peu, d’un noeud de chair de bois, faire du billot un scion, qui partirait d’un trait vers le bleu, qui prendrait, il choisit son humus ! et se laisserait croître vers le bas, réseau de radicelles, comme lorsque, petit enfant, trois allumettes, un verre d’eau, je jardinais, noyau d’avocat.

Sous le dais

Jpeg

Banquise d’herbe

Jpeg

Droguerie

Ombres druzes et fraîches du Chouf, massif du Troodos, lutherie des cèdres, l’air, lourd de cade, un mirage, un oud, Mark Deller, son sillage, un air, sueur de térébinthe.

Damier

Haut, sous le pignon, un cône, de loin, on dirait une nasse d’osier, nid d’hirondelle, qui pousse, jour après jour, et la lave noire des oiseaux qui tressent, et criaillent, le mur blanc est falaise, Amorgos a ses moniales.

Un point, c’est foulque

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