Nos haleines
La brume, glacis sur le tableau nabi, l’étang et les roseaux se brouillent. Est-ce moi, le paysage. Tous deux, peut-être, les larmes aux yeux. Le froid.
La brume, glacis sur le tableau nabi, l’étang et les roseaux se brouillent. Est-ce moi, le paysage. Tous deux, peut-être, les larmes aux yeux. Le froid.
Frais, le vent, la nuit,
Au seuil de la maison, leur
Ouvrir grand la porte.
Le jour, et la lumière. Qui se laissent aller.
L’hiver, et sa marée, qui monte lentement.
Octobre, écartelé, dont j’aime les hésitations.
La nuit, qui tourne autours des réverbères.
La nuit, ses envers, l’inversion de quelque chose.
Je retrouve le chemin.
Je rentre chez moi.
Quel est ce sursaut,
Ce repentir de l’été
Avant l’hiver, faire
Ce sont, aux arbres,
Feux immobiles du soleil
Assoupi. Lampions.
Tu rougis, soleil.
Est-ce de nous voir ainsi, fruits
Pâles, et engourdis.
Midi au ciel haut.
Le soleil, sa foison, son
Savon sur ma peau.