Décollage au treuil
Les cirrus,
Mantille
De Gaza
Délicats,
Que fend
De ses zébrures
Le quadrille
D’un Morane
Et d’une Luciole
En son vertige.
Ballon, Robinson,
Voguer, voler sur les eaux
D’un ciel calme et bleu.
Marée montante
Du soleil, merveille de son
Eau. Vol paisible.
Jean sans terre, l’hiver
Errant, son or blanc fondu
Comme neige au soleil.
Ce soir, les murs frais de la nuit, qui me sont plus légers que la touffeur du salon. J’aspire son doux noir, la tête dans les nuages, laine grise qui dérive devant la lune.
Soleil en poitrail,
Dos bleu de vitrail,
Une petite mésange,
Haubanée aux couleurs
Du printemps,
Boule ébouriffée
De Noël accrochant
Son chant aux ramures
Etonnées et nues
Du pommier en sommeil.
Hédda à la pesée.
« Qu’avez-vous fait de tout ce temps ? »
« Des trous dans le papier, jusqu’à vous gommer. Mais j’ai gardé les rognures »
« Votre incapacité à vous séparer » Sa voix souriait.
« Et vous ? »
« J’ai repeint les murs »
« Souvent ? »
« Dix sept fois »
Ils furent deux à sourire pour la première fois.
Le ciel cette nuit là se mit à son plus beau noir.