Candélabre
Laque cinabre, l’aube
Sur l’étang, cire rouge
Des roseaux en cierges
Laque cinabre, l’aube
Sur l’étang, cire rouge
Des roseaux en cierges
Ti, da, ti, da, da
Cinq notes en gouttelettes
Qui cascatellent
Cobalt, et grains de
Riz, le bol. Ciel de nuit blanche,
Cyan, cierges magiques
Je l’ai attendue,
Bête. Un chien, qui guette son
Humain, disparu
Dans la pile, choisis
Une belle ammonite, ton doigt
Sur les stries. Ecoute
Andains de la pierre
Jaune de Jaumont, sonne la Mutte,
Baille le Dragon
Son coeur, coussin de
Couturière, une abeille et
Son aiguille se posent
Plumes en palmes du Simorgh sur mon visage,
Les palmes du ventilateur tournent, la nuit, la trame, le rêve est sa chaîne
Je pourrais toucher, du bout du doigt,
Le bandana où transpire le suint de sueur
De Frank Thorn
Soylent Green sonne notre glas
Alors j’écoute Jeux d’eau si fort,
Que ruisselle sur moi le morceau
Je dépose ma peau humide, sur le valet de bois, à côté du lit
Dormir
La nuit est de cendal, et pour seule camisole,
La voix solitaire d’un enfant,
Les premières mesures de La Nuit, de Rameau,
Sa beauté spectrale, comme un Noël
J’aurais aimé trouver d’elle, des lettres d’amour,
Ma grand-mère, qui devait être douce, avec les morts,
Dont elle faisait la toilette. Ses gâteaux en forme
De nattes brunes étaient bons, le poème indique
Ici, comme ses baisers, mais je ne sais pas trop,
Les gestes délicats, sûrement, l’intimité, le marbre des défunts.
La faim des vivants, à combler. Elle ne nous a pas aimés mièvrement