Ronces
Je me méprends sur
Le chant des oiseaux. Ce ne
Sont que cris de faim.
Je me méprends sur
Le chant des oiseaux. Ce ne
Sont que cris de faim.
Panser les morts
Et l’effroi
De nos flétrissures.
Pensez. Les morts
Et la fièvre
De leurs blessures.
L’un dit qu’il est bon
De brûler, commencer par
Du papier, finir
Si possible par
L’enfer d’une bibliothèque,
Ou son paradis.
Hedda en son Hoc,
Contre un vent soufflant son Horn,
Son déchaînement.
Drôle de temps
Sur la planète.
Les oiseaux
Font la tête,
Et je ne suis plus
Dans l’oeil de la fête.
Himmelgrau,
Chandelle,
Immelmann
Et se tirer.
Adèle errante, servant fidèle, une ombre et ses tourments. Son chemin sous ses pieds se décolle et sur lui s’enroule comme un lé de papier; pieds en socques et en sang, âme déliée, orant sans retour, éperdument
Il eut fallu,
Je n’ai pas su
Autre chose
Que de glisser
Le long de ceux
Que j’ai craint d’aimer
Et que j’ai feint de dédaigner,
J’ai moissonné un blé maigre
Qui me tient froid.
Dans mon grenier, la poussière,
Des traces de pas que le vent
Par la lucarne chasse,
Ainsi que je l’ai fait
De mes vivants.
Elle redoutait la nuit et sa traversée dangereuse. Alors elle se calfreutrait contre la peine et restait immobile. Les fantômes la frôlaient sans la voir. L’aube était longue à venir. Les heures étiraient leurs bras jusqu’en enfer.
Aller écouter
Véronique,
Jeter un pont
De Strasbourg
A la Colombie Britannique,
Oser
Le premier rang,
Et au vent
Mauvais,
Aux mauvais
Génies,
D’un monde
Terne
Et gris,
Je fredonne
Avec elle
Ses ritournelles,
Tristes
Et belles.
Son Vancouver.
Nourri
Au lait
Chiche
Et suri
De la haine,
Tu n’es pas
L’enfant
De ta mère,
A peine
Son B.B.