J’étais un dinosaure
L’évolution nous
Amputera de quoi, yeux,
Doigts. Perdre la tête
L’évolution nous
Amputera de quoi, yeux,
Doigts. Perdre la tête
En ces temps-là, les oiseaux ne s’approchaient pas des fenêtres, puis
Il y eut deux crépitements, parole de fenêtre
Le taptap aigu d’un bec, comme un pianotement d’ongle, sur un tableau, le fond d’une assiette
Le grésil, l’hiver, son sable blanc, son chant des dunes, le vent sûrement, juste avant que la grêle ne fonde
La buée d’un thé amer, noir, goudron d’un marc de feuilles déroulées,
Et le ruban de la cassette, la symphonie concertante, qui gratte, le haut-parleur mauvais, d’où se sauve, comme une guêpe d’un entonnoir rempli de sirop et de bière, la musique, vieux pull, dont on aurait usé tous les reliefs

Jpeg
Aiguë dans la chair,
L’écharde du souvenir,
Le passé, perçant.
Se faire saunier.
Recueillir la fleur, ce qui affleure, l’eau avec le passé, évaporés, ne reste qu’hier, son sel léger. Le bonheur, un bonbon qui fond sous la langue.
Je marche, sous mes
Pieds, verte et jaune, de la gouache,
Oh, une primevère.
Passer le vent au
Crible, ici, pour toute
Tramontane, la bise.