« Parallaxe », wachten

Jpeg
Fouler son dernier
Feutre, un hiver de feuilles
Mortes, et attendre.
Aujourd’hui jeudi, jour de jardin.
Ouvrir le cahier, entre les pages, des brins, des souvenirs de tiges, l’odeur de poussière sur laquelle je passe le pinceau, et je soulève de la poudre de sauge et de freesia, jeudi, jour de ménage, j’écorne un feuillet et sa branche, oranger de juillet.
Un été, entre deux pages pressé.
Ne pas s’attarder, dans les allées de l’herbier.
Quelque chose a changé,
Dans la vitrine de l’antiquaire,
Posé sur un bonheur-du-jour,
Un globe de verre et sa poussière,
Une châsse terne, celant, sanctifiés,
Les viscères de chiffon, les dragées
D’une petite mariée, il était une fois hier,
Une couronne de fleurs d’oranger,
Une mèche blonde, dernier maillon d’un chignon tressé,
Tout a fané dans l’urne de verre,
Sous le ruban, des cheveux blancs ont poussé,
Desséchée, la ronde de fleurs, sur le front émacié
De la petite mariée, son odeur douce-amère,
L’oranger a flétri, la noce est entrée en son hiver.
Apprendre, goûter.
L’abondance de ce que je ne puis mesurer.
Le temps, le silence.
Écouter.
Tout ce qui avant m’avait oublié.
Hier, quand j’étais pauvre d’entre les pauvres.
Apprendre du vent.
Devenir son obligé.
Le laisser me faire les poches, et faire de moi son suzerain.
Riche, enfin.
Attendre lundi,
Aujourd’hui. Vacuité des
Dimanches. Et demain.
Me voilà à vous
Ecrire, et vivre, qu’est-ce, quel
Goût cela a-t-il.
Ce qui entre encore
Ici, les bruits du palier,
Le facteur, et le
Néon, le soir, une
Croix verte qui clignote au
Milieu du salon.
Ces mots. Voilés comme
La roue d’un vélo. Qui ne
Tournent plus rond, ne