ce que vos yeux vairons

Catégorie: après

Os bleus

Un costume muet
A la patère, hématomes
En fleurs suspendus.

Contes à rebours

A la mémoire des
Chemins qui s’écartent des
Grand-routes, leurs transfuges.

Salle capitulaire

Le cercle de mes
Frères, une table ronde de
Chevaliers. Ison.

Tessons

Briser le pot mal
Tourné. Fondre son argile.
La terre. Son lingot.

M

Sans passé, sa vie,
Effondrée comme les pans du
Pont de son prénom.

La clef

Penser qu’une porte
Puisse pousser dans la brique d’un
Mur. Fleur de fumier.

Cierge magique

Des cheveux aux pieds
Lumière en spirale, zigzag
D’un feu en coulée.

Breathless

Souffler sur la glace,

Chasser le superflu,

Tombent du gâteau

Les mots

De sucre en trop.

Arracher

Les plantes d’ornement.

Laisser pousser

Les rimes simples

Des mauvaises herbes,

Le refrain azyme

Du pain d’un pauvre,

De la gaufre en miettes

D’une hostie.

Levain

A la pêche d’hommes en

Peine, un capitaine, un père

Sans fils. Leur repaire.

Lehaïm

Là où je vis parfois. Il y a un cimetière solitaire. Des tombes seules, et des stèles entourées de lierre. Des pierres se couchant d’avoir trop attendu. Juste une main, avec dedans une pierre, un petit caillou. Pour dire, vous n’êtes pas encore mort. Puisque je suis venu.