Carroyage
Une paraison, qui coule sur mon dos, les cisailles du soleil, et la peau se marbre là où l’arbre n’a pas tendu son velum. Je ne bouge pas. L’arbre non plus. L’entêtement.
Une paraison, qui coule sur mon dos, les cisailles du soleil, et la peau se marbre là où l’arbre n’a pas tendu son velum. Je ne bouge pas. L’arbre non plus. L’entêtement.
Droit comme un i noir, le cerisier, Pierrot enfariné.
Le soleil fait la
Chaise longue sur ma peau,
Son heure, chilienne.
Ici, chez moi.
Où les toits sont épaule à épaule.
Où aucun ne risque une tuile plus haut que l’autre.
Où les rues déroulent leurs rubans plats, rien ne dépasse.
Il y a.
Formidables.
L’un à l’est, l’autre à l’ouest.
Deux phares gigantesques, qui dressent leurs épais fûts de bois loin par-dessus tout ça.
Deux gardiens de sépultures, cimetière juif, cimetière chrétien, et les branches de ces vénérables, où se mêlent indifféremment, les accents du chant des oiseaux.
Un grain de peau, terre,
Gris-beige, bris grèges,
Son sommeil. Angkor.

Jpeg
Sous mon dos, votre
Liège, être entre vos bras de
Bois qui me protègent.
Pousser la porte. Pousser les saules et les roseaux. Soulever de l’eau le rideau. Vous êtes arrivé à bon port.

Jpeg
Sur les bords de l’étang, la couronne des arbres arborant le tartan de leur clan, l’or, l’ambre, la rouille du chêne, du hêtre, de l’arbre à noix, hommage de ces rois à la naissance de l’automne.

