Berger
Moussues, s’appuyant
Au pied du grand arbre, les
Pierres couchées, et leur
Moussues, s’appuyant
Au pied du grand arbre, les
Pierres couchées, et leur
Sur son poing de paille
Un oiseau s’est posé, il
Retient son souffle,
Saint François monte
Le mur du son, la pagaille
Chez les étourneaux.
Le mien est en herbe,
J’ai ouvert la porte aux arbres,
A l’eau du torrent.
L’arbre, entre ses racines. Un cahier, ouvrir son filet. Attendre. Une feuille tombe, des gouttes d’eau, une brindille. Leurs traces, brunes, mouillées, et le vent tourne une page. Un insecte, le cri d’un oiseau, en presse-papier.
Du soutènement,
La pile, un vérin avance
Au fond de la mine.
Assis, dos contre
Tronc, se laisser aller au
Sommeil. L’abandon.
Arbre tout petit,
Bonsaï qui enfin s’enfeuille,
L’hiver est fini.
Bonsaï qui attend
En son printemps tout petit
Que se pose sur
Ses branches un oiseau
Transparent. Pépiements sans
Poids sur ses ramures.
Là où je vis parfois. Il y a un cimetière solitaire. Des tombes seules, et des stèles entourées de lierre. Des pierres se couchant d’avoir trop attendu. Juste une main, avec dedans une pierre, un petit caillou. Pour dire, vous n’êtes pas encore mort. Puisque je suis venu.
La forêt s’est tue.
L’oiseau-lyre, l’anche de son bec
Dans le vent tremblé.