Le chemin
Composteller sa
Route comme un seul homme, trouver
Une voie, immobile.
Composteller sa
Route comme un seul homme, trouver
Une voie, immobile.
Derrière les volets, un soleil impatient comme une jeune jument. Je m’ouvre à la journée, avec l’envie de m’enraciner, comme on plante un arbre. Qu’il porte longtemps des fruits dorés.
Bronze
Pourrissant
Des coings
Qui gisent
Comme
Flotille
D’épaves
Rouillées
Au pied
Lépreux
Du cognassier.
Colonnette cireuse
Qui élève son céladon
Vers des plafonds vides.
Parure vert-mercure
Du cognassier, argent de
Sa ramure au vent.
Hier encore, brun,
Cendre, l’arbre revêt sa
Livrée de dragées.
Pampilles vertes
Des bourgeons qui tremblent sur
Les branches du lustre.
Un arbre enchâssé
Dans sa nasse de glace, à la
Criée de janvier.