Herbst, herb
Substance noire, le tronc,
Ses ramifications, grès
Flammé, les feuilles. Rouge
Et puis, vint la pluie
Coruscant jusqu’à la rouille,
L’arbre, à la casse
Substance noire, le tronc,
Ses ramifications, grès
Flammé, les feuilles. Rouge
Et puis, vint la pluie
Coruscant jusqu’à la rouille,
L’arbre, à la casse
Sous le vent, l’acier
Bleu des sapins qui ondoie
Sa scie, musicale
Une spirale, dans l’écorce de l’arbre
Une vis, un caducée, un jonc d’or en hélice, le long d’un bras orné
Un escalier, dont les marches filetées s’enroulent dans l’aubier clair
Venue de nulle part, l’eau sucrée, son ploc-ploc dans le petit seau,
Accroché sur le côté, un éclat zingué, le soleil luit, entre miel et ambre
Revenir
Attendre
Le vénérable emplit le petit pot peu à peu
Le soleil a viré, la sève s’ombre
Mais, les yeux fermés, le goût n’a pas changé
Pétrifiés, broyés
Liquéfiés, les arbres-mer
Forêt verte, le kelp
L’automne, âge d’or de
L’arbre-photophore, Lucie
Ceinte avant l’heure
Une main. Ses veines
Saillantes et noires, réseau
Des racines. L’arbre
La souche, moussue.
Un vieil arbre, avant d’être abattu
Y voir le pied tranché de quelqu’animal disparu,
D’avant l’histoire écrite.
Dans les racines épaisses, l’ombre de la corne, l’ongle d’une effigie totémique,
La coupe fraîche révèle un aubier rouge, une moelle vive,
Plateau de cernes serrés, enroulés, force de Coriolis figée,
J’écorce une branche.
Dans ma main, une aiguille de bois, qui glisse, tangentielle, sur les rides concentriques,
Et j’entends, qui déchire l’air, un tonnerre inarticulé,
Choeur antique de grondements, la gorge, et le poitrail
De l’animal, dans l’arbre révélé
Bien au-dessus des
Hommes, les branches dernières du
Tilleul, un attique
Racines aériennes
Souterraines les racines
L’arbre, haubané