ce que vos yeux vairons

Catégorie: arbre

Le long du mur

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Saule

Une patelle et un
Chat au pied de l’arbre, tous
Ont le pied marin

Immobiles

Les arbres ne se
Promènent, promènent leurs
Branches dans le vent

L’arbre et l’oiseau

Dans son patio, trois
Branches entrecroisées, la pluie
Tombe en fontaine

Silhouette

Je suis saüle, derrière
Saule aussi sur le petit
Paravent chinois

Da capo

Regarder d’en haut, si l’on vous a fait la grâce d’être un oiseau
Le voyage est circulaire, tracé de l’hélice de la coquille d’un escargot,
La route tourne sur son axe, comme ces enseignes-sucre-d’orge rouges et blanches et bleues des barbiers
Rubans, en longs phylactères de la colonne de Trajan,
Château de sable en turban de la Malwyia,
Je répète la route mentalement.
À gauche, la montagne en rochers de grès, à droite, en à-pic, la forêt,
Au sommet, suivre l’ambre du torrent, une truite me salue en allemand, « Es freut mich ! », je roule jusqu’à la maison du bout du monde, ses douze montres, pendules, et coucou, la petite, ronde, à crémaillère, si jolie
Attendre, que tous annoncent le lever du jour, au fond de la vallée, le V noir des sapins verdit, le soleil monte comme une hostie derrière la montagne.

Vent dans les bambous

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Alentour la charbonnière

La mer est venue,
Jusque dans la forêt. À
Quai, un steamer fume

La forêt, le soir, à feu et à sang

Le torrent, rougi
À la fluorescéine
Du soleil couchant

Libreville

La forêt nue, pont-
Promenade, de la classe
Des arbres. Ma branche