ce que vos yeux vairons

Catégorie: arpenteur

Le chemin

Composteller sa
Route comme un seul homme, trouver
Une voie, immobile.

Moutons

Etre un berger du soleil, suivre les migrations de l’été, et rassembler la lumière.

« Waltz for Debby »

Un pardessus sur
Les épaules d’une robe de bal
Octroi du passé.

Anti mort

Ses phrases sans verbe, son doigt pour montrer le ciel, son adverbe dressé. Ses adjectifs, pas un pronom, une moitié de prénom, un vieil enfant gris et seul, marcheur en lisière, gilet jaune, gilet sale que les phares des voitures ne réfléchiront plus. Ses pas se sont tus sur une dernière promenade, Antoine enfin redevenu. Il n’y aura pas l’encens d’un chant de requiem pour toi; a-t-on chanté à ton baptême, petit enfant ?
Anti parti. Antoine n’est plus là.

En Villequier

Adèle errante, servant fidèle, une ombre et ses tourments. Son chemin sous ses pieds se décolle et sur lui s’enroule comme un lé de papier; pieds en socques et en sang, âme déliée, orant sans retour, éperdument

Promenade

Fumée d’encens lente,

Une veine qui bat, lancinante.

Cadence d’une tempe.

Autostop

Hier, maintenant,

Le temps remonte son cours,

J’attends sur ses berges.

 

Lisière

Au soir

Hier,

La lumière

De la fin

Du jour

S’est

Fondue

Comme

En buvard

Au noir

Forcissant

De la nuit.

 

A filetta

Passionne

Ghmerto

Nemo

J’ai

Longtemps

Arpenté,

Semelles

De plomb

Aux pieds,

Les jardins

Vides

De mon

Passé.

Errements

Encombré chemin,

Je creuse mon sillon, sans

Coquille ni bourdon.