ce que vos yeux vairons

Catégorie: Atacama

« J’y pense. Et puis j’oublie »

Le goût andalou de la première fraise.
Furtive, l’empreinte du cuir de la main du Marocain qui l’a cueillie.
Le sucre amer de sa sueur.

Rez-de-rêve, tourner autour

Dans le jardin, chaque
Matin, lentement le lierre,
L’arbre, au corset.

Rez-de-rêve, les joues au ciel

Ni coup, ni morsure, comment en vouloir au soleil pour ces aplats incarnat, deux petites billes cerise-burlat sur le haut de mon visage, chaud, sous sa main vermeille.

« Parallaxe », l’ombr’elle

Jpeg

Autour de l’étang, segment 16

Un caillou nouveau
Venu sur le sentier, mon
Pied, désorienté.

« Parallaxe », cordillère

Jpeg

Néant, néan, néa, né, néander.

Nommer ce qui n’est,
Quel nom de baptême, rien, te
Donner. Rien pour à

Ton front s’accrocher,
Ni chrême, ni main, le papier
T’avale. Point final.

Veulent plus rien dire

Ces mots. Voilés comme
La roue d’un vélo. Qui ne
Tournent plus rond, ne

Sève de roche

Laisser fondre. La

Pierre prend feu, des scories noires

Que j’écume sur elle.

Le timbre faisant foi

Les visages, je ne fais pas d’effort, il y a les photos, des films, parfois. Mais les voix, que j’use jusqu’à la corde, que je tords dans tous les sens, pour qu’elles crient et se donnent à entendre encore une fois.