« J’y pense. Et puis j’oublie »
Le goût andalou de la première fraise.
Furtive, l’empreinte du cuir de la main du Marocain qui l’a cueillie.
Le sucre amer de sa sueur.
Le goût andalou de la première fraise.
Furtive, l’empreinte du cuir de la main du Marocain qui l’a cueillie.
Le sucre amer de sa sueur.
Dans le jardin, chaque
Matin, lentement le lierre,
L’arbre, au corset.
Ni coup, ni morsure, comment en vouloir au soleil pour ces aplats incarnat, deux petites billes cerise-burlat sur le haut de mon visage, chaud, sous sa main vermeille.
Un caillou nouveau
Venu sur le sentier, mon
Pied, désorienté.
Nommer ce qui n’est,
Quel nom de baptême, rien, te
Donner. Rien pour à
Ton front s’accrocher,
Ni chrême, ni main, le papier
T’avale. Point final.
Ces mots. Voilés comme
La roue d’un vélo. Qui ne
Tournent plus rond, ne
Laisser fondre. La
Pierre prend feu, des scories noires
Que j’écume sur elle.
Les visages, je ne fais pas d’effort, il y a les photos, des films, parfois. Mais les voix, que j’use jusqu’à la corde, que je tords dans tous les sens, pour qu’elles crient et se donnent à entendre encore une fois.