ce que vos yeux vairons

Catégorie: aube

Zollgrenzen

La nuit, un pays,

Je m’adosse à la pierre

Noire de ses bornes.

 

Au jour, le jour

La nuit se dévêt,

Son aube noire à ses pieds,

La prêtresse est nue.

Soudure à l’arc

Les doigts

En claire-voie,

Je fixe

Le ciel,

L’éclat d’un

Premier rayon

De soleil

Qui crève

Et flétrit

De son chalumeau,

La peau

De la nuit

Qui s’éteint.

Le point de rupture

Sens-tu le pouls de

L’aube, ses premiers remuements,

Ton souffle. Plus court.

 

 

De vos deux mains

Vous n’aviez rien, et

J’avais froid, posée sur mes

Epaules, l’écharpe

 

En-quête

Où ai-je laissé

Le ciel, où sont ses nulles

Parts où je le cherche.

Conte du jour

La maille de trois mots,

Le jeu du tricot, la nuit,

Prendre les aiguilles.

Levée d’écrou

Le moment-frange, son

Battement de cil, l’annonce

Faite à la nuit. Dors.

Os bleus

Un costume muet
A la patère, hématomes
En fleurs suspendus.

Tracer

C’est sur la frange
De sable mouillé qu’il faut
Inlassablement.