Sans respirer
S’allonger.
En rez
D’une fougère.
Compter
Les temps
Très lents,
Battements
De sa crosse
Qui déroule
Sa cochlée
Et libère,
Captives
De ses ramures,
Les billes
De verre
De la rosée.
S’allonger.
En rez
D’une fougère.
Compter
Les temps
Très lents,
Battements
De sa crosse
Qui déroule
Sa cochlée
Et libère,
Captives
De ses ramures,
Les billes
De verre
De la rosée.
Là haut,
Au milieu
De l’arbre,
Entre
Les branches,
Une suspension
D’ajoncs.
Le soleil
Qui monte
Parfois
S’y repose.
Et de la cage
Qui luit,
Fuit
Une lumière,
Le rayon
Du chant
D’un oiseau.
Nous sommes en matin.
Ouvrir les gouaches Caran D’Ache,
Ecrire un dessin.
Ci-gît la nuit en
Son hiver, et la lumière
Erode sa ponce.
Penser qu’une porte
Puisse pousser dans la brique d’un
Mur. Fleur de fumier.
Le phare,
Une rampe
D’escalier.
Le vent,
Son skate.
Dévale
En
Rafales.
Swing low,
Figures,
Et
Go pro.
La nuit
Sera longue.
Les photos
Seront
Belles.
Contre la pierre du
Porche, une gargouille, sa lèpre.
Je prierai pour elle.
D’or, la nuit pareille
Au jour, quand ils se lisent
Sans pleurs. S’éprier.
Souffler sur la glace,
Chasser le superflu,
Tombent du gâteau
Les mots
De sucre en trop.
Arracher
Les plantes d’ornement.
Laisser pousser
Les rimes simples
Des mauvaises herbes,
Le refrain azyme
Du pain d’un pauvre,
De la gaufre en miettes
D’une hostie.
Au loin un trait noir,
Virgule débile du corbeau
S’approchant. Croa.