ce que vos yeux vairons

Catégorie: aube

Morgen früh

Le jardin, un bassin de glaise, l’eau de pluie monte lentement le long des rosiers, il restait un bouton presque épargné, et le voilà naufragé, à la lutte avec le vent, un pétale cède, les autres suivront dans la nuit, demain, il ne restera que bouillie de crépon, dans la flaque, que plus rien ne remuera.

« Tous les matins du monde », « Les chants de l’aube »

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Démâtage

Contre les berges ce matin, après le vent.
Un ourlet épais, de fétus, de débris, de plumes, un foulque renversé.
L’étang, brassé sans trêve cette nuit, a roté ses cadavres, sa paille de roseau, ses fortunes de mer, qui restent là, le temps d’une accalmie, à borner de leurs amas éphémères, les contours brouillés de la pièce d’eau.

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« Tous les matins du monde », l’îlet

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« Tous les matins du monde », préparer le creuset

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Un début

Ce matin, quelque chose a verdi.
Troublant, incongru, j’ai entendu le roucoulement gris perle de la petite tourterelle.
Elle est revenue, et son bec, sur la glace de l’hiver, qui craque.

Un bateau-phare

L’encens de la pierre se soulevant, la cathédrale, ses grès lie-de-vin, soleil levant, sur les toits, un rougeoiment. Rue de l’Outre, une fenêtre s’ouvre, elle aurait pu être à meneaux, il y a longtemps. Au mitan du jour, quelqu’un prend le pouls de Notre-Dame, à la chamade de son grand carillon.

Jul

Et je me demande.
Y aura-t-il pour Noël, à Lønstrup, cette année encore, des cailles en sarcophage.
Il y aura, la mer, c’est sûr.
Enflée.
De l’eau qui montre les dents et gronde.
Et sur les dunes, que le sel, et la rage des vagues usent, le vent, et l’odeur des harengs.

« Tous les matins du monde », papier kraft

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« Tous les matins du monde », slackline

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