Le lendemain
La forêt est vide
Tous les arbres sont partis
On m’a oubliée
Sous la tuile couleur
De feuille morte, le nid est
Vide désormais
La forêt est vide
Tous les arbres sont partis
On m’a oubliée
Sous la tuile couleur
De feuille morte, le nid est
Vide désormais
Pomme de kaki en
Coupe. Atours de la section,
Couronne de pépins
Que lire, désormais
Fumerolles des charbonniers
Trace du loup en lynx
Cuir bourgogne des
Feuilles, vélin de l’automne, script,
Tanins et nervures
Lampe de chevet
Cône de lumière ginkgo
Arbre de chevet
Teinture des baies noires
Sur le menton, dans les ronces,
La Polynésie
Fontaine d’automne,
Y croît, puis coulent, les feuilles
De l’érable rouge
Gélif l’automne, le
Récit cristallisé se
Brise, poussière de vers
Former de mes doigts, une conque étanche, mais le froid les disjoint, ni suint, ni étoupe, et le chant fuit, à mesure que mes mains s’affaissent, tout s’éteint, dernière note criarde d’un bagpipe, poumon troué