Peaux en berne
D’août,
Les jours
Derniers,
Enfuis
Du ventre
De l’été,
Se ressèrent
Contrits,
A l’ombre
Du piémont
De l’automne.
Le soleil
S’amincit.
D’août,
Les jours
Derniers,
Enfuis
Du ventre
De l’été,
Se ressèrent
Contrits,
A l’ombre
Du piémont
De l’automne.
Le soleil
S’amincit.
Son corridor
Se jette
Rectiligne
Dans l’estuaire
Vert
Des herbes
En cheveux,
Négligence
Du jardin
Délaissé.
Se soustraire
A la rumeur,
Atteindre,
Dépouillé,
Sa thébaïde.
Rousseur
Vénitienne
Du renard
S’enroulant
En corolle,
Atour du cou
De la belle
Vénus se mirant
En sa pelisse.
Dans un sac,
Pour leur voyage dernier,
En dépouille
De leurs jours passés,
Paletot usé,
Eau de Cologne
Bon marché.
Carrière au jardin,
Il modèle son Carrare vert,
Tronc conique topiaire.
Son halo blafard
Perce en abcès le brouillard.
Cierge poitrinaire.
Ay linda’ miga,
Scie si triste qui en son coeur
Va s’insinuant.
Ou l’enchantement.
Et la douceur du silence.
Göttingen, matin.
Basse continue
Hypnotique, et le doudouk
Si mélancolique.