Oies sauvages
Elles se rassemblent.
Le glas a sonné, l’été
Se fond à l’automne.
Elles se rassemblent.
Le glas a sonné, l’été
Se fond à l’automne.
Sous l’arbre assis,
Flacon de Château-Chalon,
Ombre de la nuit.
Ecume
Ardoise
Qui vient
Lécher
Les pieds
De granit
De l’austère
Longère.
Voile
De mariée
Posé
Sur le front
Des amandiers.
Bonnet
De béguine,
Capuchon
Noués
Sous le menton
Du chèvrefeuille
Et des framboisiers.
Novembre
Drape
De blanc
Jardins
Et vergers.
Front de mer désert.
Estivants retirés dans les terres.
Un cavalier, solitaire.
Le grondement des vagues retrouvé,
Et la baie débarrassée.
Nue et claire.
Flamboiement
Des sous-bois
Embrasement
Des ramures
Qui se consument
Ocelles violine
Des prunes
Voilées de pruine
Cordée
Incendiaire
Qui
Monte à l’assaut
Du mur rongé
Et se répand
Carmin
En un napalm
Foliaire.
Dans les jardins
Mouillés,
Les arbres
Lutrins
De l’automne
Couvrent
De sequins
Rouillés
Leurs branches
Débiles
Et atones.
Le fardeau
De ses pommes
Dorées
Fait ployer
Les épaules
Lourdes
Du cognassier