ce que vos yeux vairons

Catégorie: Baron Rouge

Re-de-nouveau

Sang de limule, le ciel, ce matin, un bleu barbare,  le soir, patricien,  sillage rosé, veines du porphyre, un nuage, puis un autre, hémo-cloisonnés,  fièvre légère sur le soleil,  la brume dilue dans la nuit les contours de la sanguine, et demain, sang pour cyan, le ciel, pirogue à balancier.

Ce matin, dans le lointain,  le ciel, bleu barbare.

Deuxième leçon, le ça

Rouge, Rothko.
Bleu, Zao.
La langue du billot se délie, noir, de suie, blanc, un blanc, le billot ne répond pas.
Son nuancier, troué, le lait d’une bouteille, qui coule dans l’évier.

« Parallaxe », les ailes d’Hedda, sûrement pas

Jpeg

« Parallaxe », à onze heures, le soleil

Jpeg

Un coquelicot

Autour de lui, son
Bel atour, velours de suie,
Et rouge, la nuit.

« Tous les matins du monde », Blaupunkt

Jpeg

Spade

Le vent froid qui fait gronder la digue.
Qui fait vibrer les haubans des roseaux.
Qui cisaille les ailes des oiseaux.
Étendre les bras, ouvrir le caban.
Chercher la portance, se faire delta.
Courir le long du goudron.
Abscisse, ordonnée, le tronc, les bras.
Je suis une croix qui se déploye.
Sur le tarmac de l’étang, je m’arrache.
Au sol, rien ne me retient.
Pas même toi.

Étude comparée

Faire chauffer doucement un grand mouchoir en le chiffonnant.
Une goutte, Pour un Homme, de Caron.
Puis prendre du papier d’Arménie.
Et laisser se consumer l’accordéon de carton.

Bleu ciel

Le mur chaulé, il pourrait y pousser une peinture, et ses couleurs cuites au soleil, tout ce blanc qui ne porte rien, le blanc des veuves. Demain, ouvrir le volet.

Diffraction

Bel oiseau bagué,

Au bout des ailes, les feux rouge-

Vert de ses joyaux.