Pirouette
Un météore
Facétieux
Décolore
La toile
Chambley
Du ciel
Sous
Nos yeux.
Un météore
Facétieux
Décolore
La toile
Chambley
Du ciel
Sous
Nos yeux.
Mars est bancal
Comme un vieux buffet,
Ajouter une cale,
Echanger ses chaussons
Pour des talons,
Au calendrier, ajouter
Une journée, mon Amour,
Un nouveau saint
A notre petit Panthéon,
C’est aujourd’hui
La saint Printemps,
C’est aujourd’hui,
Mon Amour,
La saint Vous,
La saint moineau,
La saint jonquille
Qui de son soleil
De pétales,
Allume la lumière
En notre petit jardin.
Je me souhaite, sans ironie, la même destinée que celle d’un empereur-jardinier, et pouvoir accoler d’un tiret, à mon premier pan de vie, celui si désiré, de jardinier. Cultiver littéralement mon jardin.
Le temps passé,
En ces années passées
Qui désormais se fondent
Dans les brouillards
De ma mémoire,
A refaire le monde,
T’en souviens-tu ?
Arrivés le lundi,
Le jeudi repartis,
Rien dans le ventre,
Le sable du marc de café,
Et des nuages de fumée
Qui nous vêtissaient
De leurs encens.
Temps des enchantements,
Des demains tenus en nos mains,
T’en souviens-tu ?
Les agapanthes
Griffent
Le ciel
Qui
Saigne
Son bleu
Lavande
Sur
Leurs
Têtes.
Les lumignons,
Joues de
Papier de riz
Rosies,
Lentement
Se bercent
Dans l’air
Doux
De la nuit,
Et se versent
En halo
Doré
Sur les têtes
De la noce
Attablée.
Pour Christophe
Vagues
Violines
De la lavande
Moutonnant
En une houle
Qui enivre
Les champs
Abstinents.
Touffeur agaçant
Les corps en quête du baume
Souverain de l’eau.
Enfançon d’oiseau,
Petit merle, casaque
De plumes bises.
Petit diabolo,
Grenadine et menthe à l’eau,
Lunettes et chapeau.