ce que vos yeux vairons

Catégorie: Brasse-Brouillon

« Depuis le taxaudier »

Jpeg

Vol libre

A l’abri d’une grille.
D’une résille, d’un moucharabieh.
Se jucher sur la plus haute branche de quelque chose, derrière le réseau des frondaisons.
Éprouver, jusqu’à la lie du vertige.

Reliquaire, reliquat

Fixer le temps dans un pli du papier, conjurer l’encre de ne pas s’effacer.

La question

Me voilà à vous
Ecrire, et vivre, qu’est-ce, quel
Goût cela a-t-il.

 

La noce, l’ennui

L’intaille, le camée de
Mie bise, boulettes de pain, sises,
Grises, sous la serviette.

C’est là

Nous sommes un pays de Galles, tout là haut, dans un repli, une encognure. Notre terre, comme un accroc, une fêlure, dans le coin d’un tableau. Nous parlons notre sabir, nos accents, coupants, nos ghettos les plus sûrs. Ici, le soleil tape, l’hiver tape, ce pays est une forge et nous dormons sur son enclume. Qu’y a-t-il de vert, de bleu ici, les yeux de nos pères, rougis, et noirs, revenus de la fosse, soutiers aux enfers.

Radioscopie

Lui faire dire ce que

J’ai envie d’entendre, Dieu

Est un joueur d’échecs.

Ici

Là, au sommet du

Grand taxaudier, un garçon,

Un pas de côté.