In memoriam, Christian-Jacques
Au creux de la nef,
Le choeur, son poing palpitant
Le sang de son chant.
Les bruits chantés, le
Sceau de l’été, le soleil
Gracie les fausses notes.
Promettez-moi,
Lorsque tout cela
Ne sera plus un jeu,
Quand vous ne rirez plus
Et grimacerez
De mes fautes,
Quand la coquetterie
De la discordance
Se fera verrue,
Et que l’enjeu
Du sérieux
Fera entendre
La basse sourde
De sa voix,
Que vous me direz
Encore que vous n’avez
Pas oublié combien
Le grain incertain
De mes cordes
Un jour aura pu
Vous troubler.
Le tuilage des voix
S’accomplit, le cordon
Du souffle de bouche en bouche
Se conduit, le son
Se perpétue ,il dit tu,
Je dis vous, nulle gorge ne faillit,
Circulation de la mélodie qui jaillit
Et ricoche son galet
Sur le cercle des chanteurs réunis.
Paschal de l’Estocart
Octonaires de la Vanité du Monde
Et le Monde et la mort entre eux se desguisèrent
Par l’ensemble Clément Janequin
Dans
L’oratoire
Déserté
Et silencieux,
In petto
Je chante
Pour
La poussière
Qui danse,
Echevelée,
Dans
Un rai
Blanc
De lumière.