Le Jabberwocky ! Un métronome qui passe la démultipliée, une drôle de chanson, un ruban d’asphalte, lisse, et tout se gondole
Zazie, Speed
Un bouton, d’un plâtre lisse, sans trou.
Non sécable.
Impeccable, et blanc.
Le jeter comme un hameçon.
Dans le verre, le bouillon.
Le bouton valdingue, comme un petit morceau de banquise.
Il se dissout.
Dissout, dissolu.
Peccable, impeccable.
Le bouton me fait la leçon.
La coupe est amère,
Veuve Paracétamol, quel succédané.
Champagne à damnés,
Le prendre en grippe.
Victoire à la Pyrrhus sur le virus.
Sabrer une Pol-Roger.
Enfin, pas tout de suite.
Quelque chose a changé,
Dans la vitrine de l’antiquaire,
Posé sur un bonheur-du-jour,
Un globe de verre et sa poussière,
Une châsse terne, celant, sanctifiés,
Les viscères de chiffon, les dragées
D’une petite mariée, il était une fois hier,
Une couronne de fleurs d’oranger,
Une mèche blonde, dernier maillon d’un chignon tressé,
Tout a fané dans l’urne de verre,
Sous le ruban, des cheveux blancs ont poussé,
Desséchée, la ronde de fleurs, sur le front émacié
De la petite mariée, son odeur douce-amère,
L’oranger a flétri, la noce est entrée en son hiver.
La nuit,
La nuit, je dors,
Tu vois,
Ce qui s’avance
Vers moi,
Des masques
Sans chair
En grotesque
Charroi,
La nuit,
La nuit, je dors,
Je crois,
Et ce qui
Jamais plus
Ne me vient,
En grand arroi,
Le songe,
La trace
De ta voix.
Mots sages, mensonges, leur
Valse lente, combien de temps,
Pour la fièvre d’un
J’écrirai,
Mon amour,
Jusqu’à
L’extinction
Du feu,
Jusqu’à ce que
La lumière
Du jour
Se pende à
Un réverbère,
Et creuse
Au matin
Sur vos joues,
La raie claire
D’un sillon.
Que sera, sera.
L’été, le pays des élytres, les ailes-vitrail des cigales, leur hymne stridulé au sommet d’une hampe, le mât d’un olivier.
Encaisseràlire
Etàfumerlersget
Regarderplusloin.
Une gymnopédie,
Qui va de son amble lent,
Au long las d’un pont.
Le pont, tablier
Posé sous les pas lents et
Doux d’un promeneur.
La lune, accrochée
A un hauban de fortune,
Cierge sur les brumes.