Lares
Où l’autel,
Aux pieds
Duquel
Je puis
Me prosterner,
Pour appeler
Sur ma tête,
L’inclination
Et le pardon
De mon péché ?
Où l’autel,
Aux pieds
Duquel
Je puis
Me prosterner,
Pour appeler
Sur ma tête,
L’inclination
Et le pardon
De mon péché ?
Eveil
D’un merle
J’attends
Le bourdon
Lointain
D’une première
Couronne
D’aube.
Le sommeil
Remonte
Un drap.
Promettez-moi,
Lorsque tout cela
Ne sera plus un jeu,
Quand vous ne rirez plus
Et grimacerez
De mes fautes,
Quand la coquetterie
De la discordance
Se fera verrue,
Et que l’enjeu
Du sérieux
Fera entendre
La basse sourde
De sa voix,
Que vous me direz
Encore que vous n’avez
Pas oublié combien
Le grain incertain
De mes cordes
Un jour aura pu
Vous troubler.
Le Stromboli
Gronde
Son unisson
Et mêle
Son râle
Aux cieux,
Légataires
De son répons
Fiévreux.
Le jardin est
Une volière,
Les fleurs pépient,
Une plume abandonnée
Vole mollement
Comme un pétale fané.
Des lèvres gercées
Du sel de leurs pleurs s’élève
Un murmure. Ecoutez.
Zig-zag noir et or
Du merle qui strie l’air et
Se fend d’une trille.
La nuit se retire,
Les deux merles troublent à
Peine le jour qui point.
Mon stylo stridule,
Cigale égarée sur les
Pages de mon cahier.
Sagesse des étoiles
Silencieuses, la Terre ne sait
Pas se faire taire.