Amalgame
La nuance a son importance
La nuit, passés chiens et loups,
Si fait,
Tous les chats sont gris
Souris sourient
Foi de
Lewis
Jaune
La nuance a son importance
La nuit, passés chiens et loups,
Si fait,
Tous les chats sont gris
Souris sourient
Foi de
Lewis
Jaune
Oncle Ho, le chat,
Mange avec la politesse
D’un convive chinois
Des deux, la mouche, seule,
Pleure. Le kaléidoscope,
Une mouche à sang froid
Le banquet est fini.
Et je fais les poubelles, je glane, les restes d’avril, brisures, cendre de jonquilles, une tige sucrée, une primevère, sucée jusqu’à la moelle, tout m’est manne, les verts-tilleul, le sirop du soleil sur les prés, la première hirondelle qui a le goût de tout ce qui est premier, une fraise, une cerise, un baiser volé.
Je suis un biffin, là, tout mon butin.
Mon temple, avril.
J’avance avec le
Soleil, il court, ombre, chien
Fou entre mes pas.
Son menton tremble,
Sa mantille, traversée par
Le vent, un monarque.
Satan tendit sa tête pelée. Une oreille poinçonnée comme un ticket de métro, un oeil crevé, l’autre, jaune, posé comme une pièce de vingt centimes sur le haut de son museau.
Tout à fait le chat qu’il lui fallait. Un rescapé. Une teigne. La meilleure des sales bêtes. De celle qui vous adopte et qui vous colle à son service.
Hedda flatta la tête de l’animal. Un coup de patte lui rappela la règle. Pas d’attendrissement entre eux.
Il vous circonvient
D’un regard, d’un coup de griffe,
Etablit les règles.
Le sceau de sa patte
Posé sur votre main vous
Désigne comme sien.
Quand il vous adoube,
Ce saigneur de musaraignes,
Son vassal serez.