Il n’y eut pas
Au soir,
De ces ciels étoilés,
Que l’on ne trouve
Que dans les hauteurs, à l’air rare et limpide,
Nuit de Dalmatie,
Au champ de marguerites
En suspension au-dessus des têtes,
En Pentecôte,
Carreaux d’arbalète des Perséides,
Qui troublent un instant,
L’ordonnancement des fleurs.
Mais dans la douceur,
Une constellation inédite tombée
Sur terre,
L’assemblée des yeux brillants,
L’escarboucle
Des coeurs affleurant
Sous la peau
En transparence,
Le pulsar d’un point rose,
Bouton de nénuphar,
Palpitant,
Et le partage du vin,
Son or sur les lèvres,
Cerise sur les joues,
Vermeil
Au tréfonds de l’eau,
Où pénètre le soleil,
À peine une granule
D’homéopathie,
Une particule or
Sur fond de fumerolles
Noires,
Sous ces tropiques
Profonds,
Un doublon en suspension,
Un poisson dort
Immobile, lanterne
Sur le front, veilleuse
Au chevet d’un enfant,
Étoile blanche
Sur le chanfrein
D’un cheval
La nuit, ici,
A plongé,
Un lumignon,
Et le ciel,
La Voie Lactée,
Au goutte à goutte,
L’été
1000 ans ou plus, le
Temps pour un avion de faire
Le tour de Canis Majoris
Le thé refroidit
Jupiter
Est un store banne
Un vitrail vivant
Sur le papier d’un shoji
Ailes, d’une libellule
Sur l’arcure de son
Bec, l’éraflure, soleil, un
Temps bref, brille moins fort
