Rock’n k roll
Collision de deux
Aimants. La science de plein fouet
Avec la fiction
Collision de deux
Aimants. La science de plein fouet
Avec la fiction
Sa Majesté, Hanneton Dernier, pharaon, en son sarcophage de carton, grosse boîte d’allumettes de survie.
Sur son coton, une petite momie
L’enfance et une amulette
Une gymnopédie,
Un homme-oiseau de Folon,
Roussette, sur fond rose
Cette nuit, salmigondis, entre le gras du cauchemar, une effraction douce, la queue d’une comète, la maison de mes grands-parents, dans le salon, j’ai touché les volutes de bois du bahut.
Tout est question d’angle, de distribution de la lumière, un épais verre de mineur, café marron, sucre en ciment, sa taille diamant, et la cuillère de gros fer, ouvrir, baisser le volet, jeu de rideau, laisser le soleil faire, autour, sur la table, lettrines dansantes, attendre, un rayon sorti du prisme, Arcopal, arc-en-ciel, et le verre devient sulfure, cristal de Saint-Louis.
Si je devais partir, partir lourdement chargé, la besace vide, l’étang fracturé, laisser ses tesselles glisser au fond de mes yeux, aux pieds d’un maitre, à Ravenne, pleurer toutes mes escarbilles, et là, lentement, l’étang ressemeler.
Mon annonciade, ses voûtes qui verdissent, le soleil passe sur des tesselles de feuilles, frisson de vitrail, et le ciel, et la lumière, de tout leur bleu, vernis transparent du chant des oiseaux, derrière le jubé, quel dieu louer, je tremble. Le désir, êtes-vous le printemps.
Le banquet est fini.
Et je fais les poubelles, je glane, les restes d’avril, brisures, cendre de jonquilles, une tige sucrée, une primevère, sucée jusqu’à la moelle, tout m’est manne, les verts-tilleul, le sirop du soleil sur les prés, la première hirondelle qui a le goût de tout ce qui est premier, une fraise, une cerise, un baiser volé.
Je suis un biffin, là, tout mon butin.
Mon temple, avril.