ce que vos yeux vairons

Catégorie: comptine

Le soleil se lève sur la lune

L’oiseau chante dans
Le vide, un volet se lève.
Quelqu’un lit sur ses
Lèvres, prend note
De sa mélodie

Aux grands maux, les grands remèdes

Pas de volant, ni
De sequin, la jupe-crayon,
Crayon Ikea,
« Ça veut dire quoi, hhum ? »
La boule ne répond pas. Elle
Contemple son Dell,
Qui cartomancie,
Lui, en suédois

Lapidaire

Lave facettée
L’hiver l’a saisie, pose
Sur ses lèvres
La cyanose
D’un baiser

Miniature minuscule

De loin, on dirait
Un trait noir. De près aussi.
Comme un fait exprès

Dos

Je sens qu’il est là,
Mais ne le vois jamais, grand
Mystère de la foi *

*Abuser du miroir ne compte pas

Compassion des composants (électroniques)

Le réveil a pris
L’initiative de sonner
Un quart plus tard

Darwin et le fil dentaire

Le jour où les poules
Auront des dents, je n’aurai
Plus d’urticaire, elles,
Plus de tartre, et
Les chenilles seront à poil,
Entre deux molaires

Comptine à la vanille

Lecture en turban
Il colimaçonne autour
D’un poème. Sa langue
Enroule les stries crème d’une
Glace à l’italienne

Dolmetscher

Tu parles chinois !
Un canari me traduit
Ton mandarin

Kilo de plumes, kilo de plomb

La compassion, qui
Retire un à un les clous
De la planche de
L’apprenti fakir