ce que vos yeux vairons

Catégorie: comptine

Tempête

Nous, poux, fous, pauvres
Hommes, sur le dos d’une bête,
La Terre, qui s’ébroue

Mot d’oiseau

Son bec télégraphie sur le bout de mon doigt
« Tu n’as pas de plumes »
Je suis d’ailes, nue

Temps de la conjugaison

La main qui nourrit
N’apprend pas à l’oiseau à
Voler, la main
Attend de l’oiseau
Qu’elle lui apprenne à voler
Elle le lui pépie

Le lire en éventail

Il pleut. Un homme
Pose son journal sur la tête.
Les nouvelles gondolent

Que dit le facteur

La pancarte qui
Dit « Chien » sous-entend-elle que
Le chien est gentil ?

KV345 for KV64

A wolf’s gang in the
Kings’s Valley, Carter plays in
A cave. Sun rise

Donnerwetter

Le buccin-piqueur*
Du réveil-matin. Où
Est passé le merle

*imité du marteau

La route des vacances

Sous l’éponge bayadère,
Je somnole, et nous roulons.
L’ombre des rayons du soleil
Se superpose à celle qui sourd
Du tissu et m’encage, à l’arrière
D’autres taches sombres, rondes
Et dansantes, les silhouettes des feuilles
Et des arbres, un stroboscope, jaune,
Et chaud, sur mon visage
Dans mon demi-sommeil, et la torpeur,
Les platanes du bord de la route
S’abattent, au fur et à mesure
De notre avancée, leur révérence
« Je suis une Majesté »

Fleur de camomille

Son coeur, coussin de
Couturière, une abeille et
Son aiguille se posent

Haute pression

Un élenfant bleu
Trois rouleaux divins, la Terre,
Au creux de leurs bras