Tempête
Nous, poux, fous, pauvres
Hommes, sur le dos d’une bête,
La Terre, qui s’ébroue
Nous, poux, fous, pauvres
Hommes, sur le dos d’une bête,
La Terre, qui s’ébroue
Son bec télégraphie sur le bout de mon doigt
« Tu n’as pas de plumes »
Je suis d’ailes, nue
La main qui nourrit
N’apprend pas à l’oiseau à
Voler, la main
Attend de l’oiseau
Qu’elle lui apprenne à voler
Elle le lui pépie
Il pleut. Un homme
Pose son journal sur la tête.
Les nouvelles gondolent
La pancarte qui
Dit « Chien » sous-entend-elle que
Le chien est gentil ?
A wolf’s gang in the
Kings’s Valley, Carter plays in
A cave. Sun rise
Le buccin-piqueur*
Du réveil-matin. Où
Est passé le merle
*imité du marteau
Sous l’éponge bayadère,
Je somnole, et nous roulons.
L’ombre des rayons du soleil
Se superpose à celle qui sourd
Du tissu et m’encage, à l’arrière
D’autres taches sombres, rondes
Et dansantes, les silhouettes des feuilles
Et des arbres, un stroboscope, jaune,
Et chaud, sur mon visage
Dans mon demi-sommeil, et la torpeur,
Les platanes du bord de la route
S’abattent, au fur et à mesure
De notre avancée, leur révérence
« Je suis une Majesté »
Son coeur, coussin de
Couturière, une abeille et
Son aiguille se posent
Un élenfant bleu
Trois rouleaux divins, la Terre,
Au creux de leurs bras