Rien ne se perd, tout se transforme
Le calme, sur la mer plate, poésie d’avant
La courbure, plier la droite, sur la mer, le calme plat
Le calme, sur la mer plate, poésie d’avant
La courbure, plier la droite, sur la mer, le calme plat
Wenn der Minnesänger Hunger hat, ißt er einen armen Ritter
Ils s’agrègent en nuages, comme ces images brisées sans trêve, qui roulent au bout du cylindre d’un kaléidoscope, les mots, qui ont leur famille, leur couleur, ils sont limaille de fer, guidée par, l’aimant d’une saison, chaleur va avec sueur, au frimas, l’hiver
Les ranger par taille, séparer le jaune des gros du blanc des petits
Inventer de nouvelles catégories, ranger le coeur dans celle de l’orthopédie, fracture du myocarde
Blablabla
Cracher sa Valda, en disant, « Vous ne me déplaisez pas »
La retourner comme un gant, la peau du jour,
Conserver au dedans ce qu’elle a de chaud,
Pour l’hiver, leçon de l’écureuil
La salamandre sous le soleil ne tire pas de plan sur la comète
L’expression terrible, « À contrecoeur »,
Je contre mon coeur, folle, le tue, et je meurs,
Partout, désormais, des choeurs en kit,
Qui se lamentent, leur gimmick trémolé,
« L’homme court à sa perte », et la Terre,
Et ses soupirs, son rêve de jachère,
Qui nous porte en croix, nous,
Le sel sur ses plaies
L’orpiment aux orties, la formule est jolie,
Pour ce qu’elle recèle de jaune, de vert,
Une fleur, et feuilles de pissenlit,
Broder ainsi, à l’infini,
Éviter la ligne droite, le droit au but,
Comment dit-on tout le reste,
Le chirurgical du « J’ai mal »
Sa brûlure, écrire au sang de l’oiseau-piment,
Se laisser toucher, le long bec est une aiguille,
Stylo-plume, est-ce un colibri, qui du nectar
D’un oiseau-de-paradis, poinçonne mon pouce,
Sa petite quenouille, si douce, y coud
Le tatouage-braille d’une poésie
Pleureuse, sans cortège, lissant ses cheveux,
Tout est prêt, les poignées de cendre, l’habit de
Corbeau, l’aigu, et les vibrations basses du
Lamento, je coasse, pensant Panthéon, et Malraux,
Un jour d’hiver. Mais rien, j’attends le chaland,
Tristesse, mélancolie, toute la liturgie des violets,
Les mauves crépusculaires, et leur pompe funèbre
Sont aux abonnés absents, ma grande douleur, d’opérette
Sur l’étang, lentement pris par la glace
Là, la Petite Voix me dit « La phrase n’est pas à sa place »
Mais l’été n’est que parole de calendrier
Alors, de sa surface, qui s’opacifie,
Je racle la croûte, mon ongle rabote des scrolls de givre,
Dentelle de taille-crayon, et tout fond.
La Petite Voix sourit, « Soleil » dit-elle
Je me mords le pouce, et le serpent la queue