ce que vos yeux vairons

Catégorie: comptine

Coronaires, coroner’s song, refrain de la chanson, pour le reste, on verra quand j’aurai retrouvé ma tête

Je ne vous touche pas,
Vous m’avez ôté les bras,
Je ne vous touche pas,
Du bout des doigts
De mon coeur.
Il ne bat pas.
C’est d’ailleurs
Bien pour cela
Que je suis là,
Coroner.

Jambe de force

Pour un arbre à T de guinguois, faire appel à l’équerre d’un géomètre-jardinier.

Bazar aux beaux-arts

Essbar Marzipan
Mozart, Nacht Musik, verdammt,
Wolfgang schläft noch nach.

« Duerme, duerme, negrito »

Sur la tôle
De la boîte
De Banania,
Qui n’a jamais
Senti le chocolat,
Rouge, la chéchia
De l’homme noir
Qui sourit.
Sous le couvercle,
Une odeur d’herbe
Un peu rouillée,
Celle du fenouil
Et de sa tisane
Pour bébé,
Qui a calmé,
Il y a longtemps,
Les mots de ventre
D’un petit enfant
Gourmand et barbouillé.

Couteau de poche

Comme ces joueurs
De flamenco,
Toujours avoir
Sur soi,
Parmi la masse
De ses ongles ras,
Un doigt armé,
Pour d’une orange,
La peau pouvoir
Entamer.

Fleur, en trois lettres

Esquisser la tige
D’un long trait,
Majuscule d’un i,
Pour la corolle,
Ecaler un oeuf,
O par deux
Donne U,
Couronner le tout
D’un zigzag,
W,
De pétales,
Prononcer
W
U
I
Vous avez lu une tulipe.

Un grand pas pour elle

La petite souris
Est sortie tout gentiment,
Trotti, trottinant.

Printemps

Papier-pain, brisures
De marron, flonflon de la
Neige, manège du

Nidifier

Aux pieds de l’arbre.
Un tapis de haute lisse.
Des bogues,
Un amas d’échardes,
De coques vides,
Et un marron,
Sorti de son oeuf
Par les pieds.
Prêt à s’enraciner.

Pantoufle de vers

Prendre un riquiqui
Haïku tout petit, pied bot,
Pilon de corsaire,