L’île
Et si de là bas
Ne restait qu’un point, comme une
Empreinte. Un parfum.
Et si de là bas
Ne restait qu’un point, comme une
Empreinte. Un parfum.
Recroquevillés
Sur la plume d’un oiseau.
Fumée de son chant.
Glück auf !
De l’hiver,
Sa pâte
De verre,
Votre surgissement
De février
A soufflé
Une paraison,
Un vêtement
Transparent
Comme
Lumière,
Dont vous
Avez
Cassé
La coque,
Un matin
Qui n’avait
Plus rien
De l’été.
Il n’y eut pour elle plus d’autres forêts que celle des chevalets. Et l’humus noir des crassiers.
Quand,
Dans
Mon théâtre
D’ombres,
J’apprenais
A tirer
Les ficelles,
Jaillit,
Bondissant
De sa lampe,
En lieu
Et place
Du génie
Que j’escomptais,
Un inattendu
Farfadet,
Puck
Qui
A l’Ankou
D’une pirouette
Tordit,
Malicieux,
Le cou.
Coulée
De peau
Hâlée
Aventurant
Le nu
D’un pied
Sur les moraines
Vertes
Du pré.
Bayadère
De la chilienne
Qui répond
A la rayure
De la livrée
Or et noir
De la guêpe
Posée.
Foudre
De la douleur.
Je suis
D’un pays
Qui se serre
Entre Sarre
Et confetti,
Entre houle
De houille
Et Lombardie,
Entre suie
Noire
Et sueur
De midi.
Je suis
Un pays.
Temps des corps las qui
Comme voiles carguées s’affalent
Au creux des sofas.
Les lèvres du ciel
Se cyanosent des noirs
D’un nuage d’orage.
Petit solitaire
Prétentieux
Un jour
Deviendra
Grand.
Un imbécile heureux