Autour de l’étang, segment 18
J’avance avec le
Soleil, il court, ombre, chien
Fou entre mes pas.
J’avance avec le
Soleil, il court, ombre, chien
Fou entre mes pas.
La tutelle d’ un
Lacet sur ma nuque, des perles,
Des chiens en colliers.
Crécelle des pieds sur
Le coeur de bois du parquet
Qui trépide. Sa chamade.
Ni mer, ni oiseau,
Seul le vent ce matin s’est
Levé en baillant.
La gouttière pépie,
Je ne fais pas de bruit, la
Tasse refroidit.
Promettez-moi,
Lorsque tout cela
Ne sera plus un jeu,
Quand vous ne rirez plus
Et grimacerez
De mes fautes,
Quand la coquetterie
De la discordance
Se fera verrue,
Et que l’enjeu
Du sérieux
Fera entendre
La basse sourde
De sa voix,
Que vous me direz
Encore que vous n’avez
Pas oublié combien
Le grain incertain
De mes cordes
Un jour aura pu
Vous troubler.
Désarçonné,
En bras
De chemise,
L’hiver
Hier encore,
La mine
Patibulaire,
Joue,
Maladroit,
Les jeunes
Premiers.
Il tombe
Son masque
Austère,
Second
Couteau
Surpris
Par la claque
Qui
Applaudit
Un pauvre
Hère
Que le printemps
De novembre
Enfin
Embellit.