Turckheim
Il a plu. Le pas
Du veilleur de nuit sur les
Pavés. Et la brume.
Il a plu. Le pas
Du veilleur de nuit sur les
Pavés. Et la brume.
Moussues, s’appuyant
Au pied du grand arbre, les
Pierres couchées, et leur
Sur la pointe des pieds,
Si je pouvais voler, pour
Ne pas vos cendres
Ils ne se sont pas
Dispersés, et vous vous êtes
Envolés, Hans,
Mes chères ombres, vos
Lueurs, quand vous brillez, je
Me penche sur votre
Vous dire. Sortir de
L’ombre, vos ombres, avant qu’elles
Ne s’estompent à
Nécessité de
Nourritures grasses, Schmalz, und Fett,
Qui m’alourdissent. Speis.
Ce qui entre encore
Ici, les bruits du palier,
Le facteur, et le
Néon, le soir, une
Croix verte qui clignote au
Milieu du salon.
Abandonné dans
L’allée, le caddy, dedans,
Trois fois rien, une vie.
Une femme. On dit, une femme au foyer. Elle ne travaille pas, elle a quatre enfants, dans un petit appartement, dans un grand ensemble. Autour du bloc, il n’y a rien, un terrain vague. Le documentaire date des années soixante, les immeubles n’ont pas encore été absorbés par la ville, la banlieue est aux champs. La femme est vieille, mais ses enfants sont petits.Elle n’est pas vieille, elle est fatiguée. Ses enfants sont toujours habillés de blanc. Elle les change deux fois par jour, ils se salissent si vite, en blanc.
Ses enfants en blanc, sa fierté de femme au foyer. Sans machine à laver.