Sur le miroir
Écrite, peau, sur le papier
Le chauffer, comme poêlon enfoui dans le sable, cerises de café,
Susciter, d’entre les grains, foin, sueur, la poussière
Une odeur emmêlée, qu’exhale la feuille, respiration, et sa buée
Écrite, peau, sur le papier
Le chauffer, comme poêlon enfoui dans le sable, cerises de café,
Susciter, d’entre les grains, foin, sueur, la poussière
Une odeur emmêlée, qu’exhale la feuille, respiration, et sa buée
L’enfant, loup sur les
Yeux, pain, mais peine perdus
S’enfonce en forêt
La nuit chambre, noire
Porte close, veilleuse rouge
Feuille blanche, ondoyée
Dans la clairière, une
Borne, tas de pierres blanches, les
Enfants tracent une route
Les enfants, perdus
Le chemin a disparu
Sous leurs cailloux blancs
Aurore de laboratoire, boréale de polyester
Artefact
Un voilage de nylon ondulant
Noir, et damas scintillant,
Et sa reptation,
L’air chaud du radiateur, capturé dans ses anses, l’éventail des plis,
Et le néon de l’enseigne, croix verte clignotante d’une pharmacie,
Qui se répand, du dehors au dedans, pomme acide, sur fond noir,
La rue est à la nuit
Et j’ai là, dans l’obscur de la chambre,
Palpitant, à la fluorine,
Le spectacle, Laponie de carton, d’un rideau, et de ses errements
Ronces transparentes.
L’hiver déchire les doigts,
Ses épines, le froid