Photo avec groupe
Elle se vide comme
Un évier, les morts. La nuit,
Elle revit. Hantée
Elle se vide comme
Un évier, les morts. La nuit,
Elle revit. Hantée
Écailles, en rêve,
Tatou, branches de pangolin,
Queue d’araucaria
Dans ses bras, le corps
Endormi d’une tortue-luth,
Joueur de théorbe
Écaille de tortue
Patte de chat griffue, en
Peigne à cheveux
Discerner, les premiers signes de la neige
Ce qui était noir, ne sera plus
La découpe des arbres, branches nues
Tout blanchit, et se confond
Les cheveux, ardoise, et un jour, si blancs, que je ne les verrai plus
Comment faire le tri, entre vous, vous évanouissant, et la neige
Passer le relief de vos traits au charbon, en conserver le calque,
Comme on le fait de ces dessins de parois de caverne,
Pour à la lumière, en éveiller, la pulpe, et le tracé, schablon
Peindre un corbeau en
Blanc, nouvel appeau dans les
Dents, vois, là, une mouette
Accordent leur pas
Puis le ressort se détend
Ne tournent plus rond
La noyée
Le vent joue de la
Harpe dans ses fanons, une mouette
Sur son dos, pique-boeuf
Il mange, dort, fume, aime
Saltimbanque, ses quatre roues,
Dans l’arrière-roulotte
Petite orchidée
De supermarché, fleurie,
Un in-quarto, blanc
Fulgurant sur le
Sulfure, le rayon inscrit
Sur sa tige, une fleur
Brune, bruissante. Le vent
Quelle eau, dans la vasque, celle
Des feuilles sèches
De l’une, je fais un
Cornet de kraft, tout au bout,
L’été, le patio