Dégagée
Ma peau d’âne d’ailes, d’yeux
Facettés est tombée, la
Nuit, insectivore
Ma peau d’âne d’ailes, d’yeux
Facettés est tombée, la
Nuit, insectivore
Un entonnoir noir
Aux parois lisses du sucre
Je suis un insecte
Un poème long, avec une foule, un décor
Rien d’austère, de la couleur, de la lumière, des animaux divaguent
Des mots plantés serrés, tu pourrais te cacher
Derrière chacune de leur tige,
Je t’observe, un arbre croît pour cela,
Il me fallait un tronc, pour disparaître,
Et la terre a tremblé, d’un mouvement du poignet,
J’ai secoué la feuille, sol où tu te tenais,
Je suis tombée, toi aussi, parmi les décombres,
La forêt est désenchantée, les gens, fétus sous les fûts,
Les animaux vont les dévorer, je ne maîtrise pas tout,
Le poème a ses limites
Tu as disparu
Le jour passe je n’ai
Pas parlé au coeur de l’homme
J’ai perdu mon temps
Teinture des baies noires
Sur le menton, dans les ronces,
La Polynésie
Mes cheveux seraient
Feuilles d’or, ou de cuivre, au
Moment de ma mort
Imperméable au
Bleu, galvanisé par le
Gris, le ciel. Il pleut
Regarde le jour, sa
Grisaille, par le vitrail d’un
Prieuré, Saint-Cosme
Si j’étais un châle
Rouge. Je ne voudrais pas que
Tu sois ce chat. Griffes
Le châle rouge le chat
Bouge le châle bouge le chat qui
Déchiquète le châle
Lustre noir, l’orage
Nuages, leurs plaies cicatrisent,
S’ouvrent, temps de l’éclair