ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Dégagée

Ma peau d’âne d’ailes, d’yeux
Facettés est tombée, la
Nuit, insectivore

L’Écho du Cauchemar

Un entonnoir noir
Aux parois lisses du sucre
Je suis un insecte

Point de rosée

Un poème long, avec une foule, un décor
Rien d’austère, de la couleur, de la lumière, des animaux divaguent
Des mots plantés serrés, tu pourrais te cacher
Derrière chacune de leur tige,
Je t’observe, un arbre croît pour cela,
Il me fallait un tronc, pour disparaître,
Et la terre a tremblé, d’un mouvement du poignet,
J’ai secoué la feuille, sol où tu te tenais,
Je suis tombée, toi aussi, parmi les décombres,
La forêt est désenchantée, les gens, fétus sous les fûts,
Les animaux vont les dévorer, je ne maîtrise pas tout,
Le poème a ses limites
Tu as disparu

Du

Le jour passe je n’ai
Pas parlé au coeur de l’homme
J’ai perdu mon temps

Les mûres

Teinture des baies noires
Sur le menton, dans les ronces,
La Polynésie

Si j’étais un arbre

Mes cheveux seraient
Feuilles d’or, ou de cuivre, au
Moment de ma mort

L’assombri

Imperméable au
Bleu, galvanisé par le
Gris, le ciel. Il pleut

Regarde le jour, sa
Grisaille, par le vitrail d’un
Prieuré, Saint-Cosme

Si tu étais un chat

Si j’étais un châle
Rouge. Je ne voudrais pas que
Tu sois ce chat. Griffes

Je ne vois plus de rouge

Le châle rouge le chat
Bouge le châle bouge le chat qui
Déchiquète le châle

La lumière par la houle

Lustre noir, l’orage
Nuages, leurs plaies cicatrisent,
S’ouvrent, temps de l’éclair