L’arpenteur
Le poisson rouge
Tourne en rond dans l’aquarium
Quadrature du cercle
Le poisson rouge
Tourne en rond dans l’aquarium
Quadrature du cercle
Une patelle et un
Chat au pied de l’arbre, tous
Ont le pied marin
Les arbres ne se
Promènent, promènent leurs
Branches dans le vent
Sous la coule du
Chapeau de paille pointu
Je fais la patelle
Poussière sur les
Blés. Les cinéraires sont
Ils d’or sous le gris
Premières mesures
S’élève le mur d’une vague,
Tremble, et se brise
Entre
Là est le cabinet obscur
Voici mes cires
Figure du poème en chat, rien ne bouge, pierre noire hiératique, Bastet figée, sous la fourrure polie, nul muscle ne roule, ni la queue enroulée autour des pattes ne frémit, le chat est statue de sel
L’étang, ici, trois traits, bouquet vert des mikados, les roseaux, autour de la pièce d’étain du point d’eau, rien ne bouge, le mouvement des vaguelettes est suspendu, et fronce la surface pour l’éternité, le vent est de cette couleur indécise, ni grise, ni ardoise, sur les hauts de l’estampe, qui ne sent pas la vase, comment signifier le cri des foulques, je n’entends rien, des traits du dessin, je n’attends rien
Et la forêt.
J’écris « terpènes des sapins ».
Ouvre un flacon de térébenthine, et hume, les mots n’ont pas la mémoire des odeurs, il leur manque, la géométrie dans l’espace des sens
Vois, le seul humain de poésie ici, est un homme, Personne est Nemo, un marbre sous les flots.
Souffler dans ton nez, que tu vives, toucher quelqu’un d’autre qu’une feuille de papier
Le chat, l’oiseau, on les chante, puis on les pleure, petits singletons, extension animale idéale, peut-on imaginer se placer sous protection plus tendre que celle de ces petits totems familiers
Mais la multitude des autres, les innombrables, qui ne chantent, ni ne se laissent lisser sous le doigt
Combien de millions de paire d’yeux me faudrait-il, mort des abeilles, de bras, pour les bercer, dans leur dernier sommeil.
Combien de coeurs, pour ne pas les aimer moins que les deux premiers