Unicellulaire
Force centrifuge, appliquée
Au poème, qui se désagrège,
Motlécules, des sons, qu’aucun
Sens s’articule plus entre eux
La vinaigrette est prête.
Je sors les feuilles de salade sèche de l’essoreuse.
Force centrifuge, appliquée
Au poème, qui se désagrège,
Motlécules, des sons, qu’aucun
Sens s’articule plus entre eux
La vinaigrette est prête.
Je sors les feuilles de salade sèche de l’essoreuse.
Claire-voie des doigts
Devant le regard. Rougie,
La ligne de vie
Au bout de la piste, la ruelle
Unidimensionnelle, polie
Jusqu’à la transparence,
Une surface plane, d’une existence mince,
Si elle était une couleur, je dirais
Sourde, étouffée, grise,
L’odeur de synthèse
Bidon, jaune
Dissolution d’une orchidée
Ombre de vanille
Froisser un foulard,
Ses pétales rouges, odeur
Sucrée d’une nuque
Hier, polynésienne. La ruelle
Le tiaré
Aujourd’hui, vent frais, mais tiède, nous sommes en juillet
La laverie, porte grande ouverte, comme ces échoppes médiévales, aux éventaires qui débordent sur la chaussée
Un homme attend sur une chaise, un bidon bleu, à son côté
Vent frais
Une seule machine tourne, par le hublot, un brassin de linge, l’écume blanche de la mousse
Ils se font face.
L’un somnole, l’autre roule son oeil énorme de Cyclope
Une odeur de lande sur la mer, stylisée, des rangs de fils où des draps se soulèvent, voiles carrées, ou latines, flotille d’une lessive idéale, qui sèche, au vent
La machine finit son cycle, l’homme se lève.
Une femme entre, un gros sac de vêtements, et pendu au bout du bras, un bidon, d’une couleur inusitée.
Je reviendrai sur mes pas
Chimie d’un sourire, non, tout ne se pèse pas
Son autopsie. Soulever les chairs, jusqu’à en
Atteindre l’âme, son infime pièce de bois,
Une astragale, cheville ouvrière d’un violon,
Le visage est un instrument, une montre à complications.
Ô énigmatiques rouages des commissures
Pendule remis à
Foucault, par quel Titan, pour
Circonscrire l’oracle