Gemmologie
Dans l’arbre, où miroitent, grenat, les cerises,
Circule une brise noire, les merles, bec or,
Un chas, où s’enchâsse une perle de jaspe
Dans l’arbre, où miroitent, grenat, les cerises,
Circule une brise noire, les merles, bec or,
Un chas, où s’enchâsse une perle de jaspe
La longue saignée qui crève le grès, la craie,
Incise le paquet de nerfs de la grand’ville,
J’ai préparé un viatique d’angélus,
Qui tinte son sept heures, roule son bronze pur
Au travers d’un banc d’oiseaux. Demain, j’aurai faim
Et la ville est un désert, de tout, et de rien
Assise contre un mur, mes jambes donnent l’heure
À l’ombre du gnomon
Passé le couvert humide de la forêt.
Le Gobi d’un champ, dans un cocon de poussière,
Un engin au labour, les raisins de la colère.
L’homme au volant, et le salar. Un marbre blanc
Un trou, dans le rocher, que creusent, inexorables,
Le sel et la marée, un ombilic lisse,
Une calebasse de granit, où tintent
De la caillasse, demain peut-être, déjà, du
Gravier, vivrais-je cent ans, revenir au
Rocher, écouter, de la pierre égrénée
Jusqu’à la fin des temps, jusqu’au sable,
Le chant soyeux, sh’sh’, choeur à bouche fermée
Faire le tour de l’île
Refaire le tour de l’île, se
Perdre en conjectures
La prairie de boutons d’or,
L’électrum des calices, orientés,
Un minuscule et végétal V.L.T.
Qui suit sur le ciel, comme un seul homme,
De son étoile, la lente révolution