ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Nature à peine morte

Dans l’assiette blanche,
Tranches rouges de tomate,
Gouttant encore. Jus

Paradis perdu

Une fleur parle le
Langage des hommes, devenue
Pauvre herbe folle

Et puit

Je pourrais faire un
Trou dans le poème, creuser
Le O en margelle,

Dans les andains

Où sont les réponses,
Point d’interrogation dans
Mon poing. Une faucille

La mouche, tableau

Elle se pose sur le
Carré délimité en
Pensée sur le mur

Sous la langue

Sa croûte vertébrale
Est noire et dure. Craquements,
Phonétique du pain

Le premier d’un long voyage

Un petit trois vers
Dedans son flacon de verre
Mis à la mer. Li

Pâte à pastiche

Il coule, sous le pont
Du vingt-cinq avril, rouge,
Le Tage, lisboète

Estampe combustible

Branche de cerisier
En fleurs. J’ai froid. C’est du bois.
Branche de cerisier

Me carde

Je me sens mer des
Sargasses, emmêlée, comme
Un écheveau d’algues

Qui vaguent, quand l’eau les triture.

L’eau, un terme qui recouvre, l’amour, enfin, toutes ces choses solubles