ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

La quête

Si j’avais assez de foi. Je me pencherais jusqu’à y tomber, jusqu’à voir en l’étang un jardin et son herbier, où il me suffirait de respirer autre chose que de l’eau, d’écarter d’une main ce qui lui tient de posidonie, pour trouver, endormie au pied des roseaux, une silhouette, un frère du capitaine Nemo.

Manucure

Je n’ai pas les doigts doux, vous auriez des cals au coeur, je les abraserais.

Embâcle

Qu’ai-je broyé entre mes doigts, qui crèvent. Le verre pilé du froid porté par le vent, et mes mains s’ouvrent comme des fruits trop mûrs, et j’essuie sur ma bouche un suint tiède, le goût de fer du sang, figue violette, caviar de la grenade, l’hiver, et son sucre amer.

Sans condition

Je l’aime de brume et de froid, quand monter là-haut me brûle les doigts, et que le vent gris raye tout de sa lame, le renierai-je, quand pour d’autres il poudroie, du bronze de ses roseaux, et de l’or du chant de ses passereaux.

En sommeil

La nuit,
La nuit, je dors,
Tu vois,
Ce qui s’avance
Vers moi,
Des masques
Sans chair
En grotesque
Charroi,
La nuit,
La nuit, je dors,
Je crois,
Et ce qui
Jamais plus
Ne me vient,
En grand arroi,
Le songe,
La trace
De ta voix.

Sur les rives, le Nil

A la barbe de l’hiver, l’été, moqueur, éblouissant. C’était avant-hier.

Jpeg

Jpeg

Jpeg

Jpeg

Jpeg

Ostension

JJpeg

Avant le vent, la pluie, les grands déchaînements promis, se tenir là, lorsque la nuit renoncera. Laisser faire le ciel.

Rendez-vous sur vos rives

Demain, quel que soit le temps, il fera beau. Je l’ai vu par la fenêtre. Je sortirai. Puisqu’il m’attend.

Rift valley

Hier, avant, le soleil, Tarzan nonchalant, glissant de la branchette d’un saule à l’aigrette d’un roseau, roi miroitant de tout son cuivre, sur l’eau brûlée de l’étang.

Round 07, A.M.

 

 

Jpeg

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