ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Balise

Le jour, et la lumière. Qui se laissent aller.
L’hiver, et sa marée, qui monte lentement.
Octobre, écartelé, dont j’aime les hésitations.
La nuit, qui tourne autours des réverbères.
La nuit, ses envers, l’inversion de quelque chose.
Je retrouve le chemin.
Je rentre chez moi.

Gérald E.

Acheter. Un tableau. Je reste sur le trottoir, et je regarde. Le peintre est là, dans la galerie. Son monde, autour de lui, son extension. Et moi, qui en voudrais une partie. Je n’entre pas, la peur. Et s’il ne voulait pas de mon argent.

La gabelle

La nuit, mon pays.
Je lui montre mes papiers,
Elle me laisse passer.

Turckheim

Il a plu. Le pas
Du veilleur de nuit sur les
Pavés. Et la brume.

Wunderland

La friche, ses promesses
De bestiaire mystérieux, de
Fleurs, les rêver.

Oldtimers

Un vieux, une vieille, deux
Kaolins craquelés, les
Lire entre les rides.

Vade retro

Satan, en un beau
Tonneau barriqué, dégage
De mon oreiller.

Oliban

Satan, mon encensoir. Sur sa peau de lapin, un peu de Guerlain, aujourd’hui, demain, Bel Ami, sa fourrure en habit, qu’il promène, de cuir en santal.

Standing by your stainless Himmelmann

« The fatal glass of beer »

Mercredi, la pénultième.
Vivre à crédit, anticiper sur l’héritage.
Du vendredi.
S’accorder une tranche de ce gras et extraordinaire garçon, dont il m’eut été agréable de faire mon ordinaire.
Car, n’aimant ni les chiens, ni les enfants, il eut fait assez bonne figure, dans mon salon, entre ma sale bête, le très justement bien-nommé Satan, et ma bergère, qui rend, et l’âme, et sur l’accoudoir, sa bourre de coton.